La Belle et le Black

from by Han Sino

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lyrics

La Belle et le Black

(Textes, musique et interprétation de Han Sino)

D'or ou de pourpre était ta chevelure
Longue, courte ou divinement tressée
Avec ma mélancolie, mon cœur blessé
Malgré mon air abstrait, avais je donc fier allure ?

Pour m'ouvrir à toi et calmement t'adresser
Les justes paroles auxquelles m'invitait ton sourire
L'eau et le feu devront ils s'adoucir
Pour que nous ayons la grâce de nous embrasser...

Le Seigneur t'a offert une si sublime douceur
Qu'elle jaillit de ton visage en une lumière effrontée
Et me voilà désormais seul, chagriné et hanté
Par l'angoisse dure d'avoir attristé une âme sœur

J'ai su que tu étais celle dont je voulais prendre soin
Et l'Amour, il me semble, donne des ailes
Si le notre, comme je le crois, est éternel
Peut être remonte il, après tout, aussi loin

Qu'un jardin d'une cour royale du XVII
Ou qu'une douce quête courtoise du moyen âge
En lesquels je t'aurais présenté mes hommages
Si seulement j'avais su te dire je t'aime

(Refrain) - musique-

Nous sommes nous aimés sous diverses identités
A travers les siècles, les contrées et les lieux
Allant à deux à la recherche du mieux
Pour nous croiser seulement nous éviter ?

Tu m'as aimé, dulcinée, quand je n'étais rien
En voyant en moi ce que nul n'avait vu
Malgré cette fin que tant voulaient avoir prévue
Et cela sans que je ne sois ni germain, ni aryen

Connaissais tu donc le secret, le signe...
De celui qui était le vilain petit canard
A la démarche lourde, aux grands panards
Avant de devenir le plus immaculé des cygnes ?


J'étais affreux, binoclard, gratifié d'un afro
Et nous fallait il un drame digne de Shakespeare
Pour que je souffre, titube et que j'expire...
Dans les couloirs parisiens d'un sombre métro ?

Tortueuses sont les voies des amours impossibles
Bien qu'elles reflètent des splendeurs d'éternité
Les jaloux furent ils atteint de dangereuse débilité
Pour m'avoir voulu fruit étrange et désiré pour cible ?

(Refrain )
La beauté s'est perdue dans le miroir de nos yeux
La folie n'est pas loin de l'envie...
Faut il en vouloir à la vie,
de défendre (à) la passion d'étreindre et d'enflammer
les cieux ?
La Belle et le Black...

Etais je donc victime de haine tel le digne Othello
Enivré par ta peau d'une blancheur étrangement Nègre
Par tes cheveux ondulés, pour en gardé le goût aigre
D'avoir vu brisé un bonheur insaisissable tel l'eau ?

Etait ce donc ton amour qui me fit renaitre
Tel le beau phénix de l'ancienne Egypte
Illuminé par l'émeraude et les pépites
Par ce qui est par delà l'être et le non-être ?

Laisse moi t'envelopper de la lumière de mon âme
Pour qu'à l'instar des féminines héroïnes romantiques
Douces tel ton prénom issu d la Rome Antique
Sous l'effleurement de nos lèvres tu te pâmes...

Je te veux obscure dans un château gothique
Drapée de noirs cachemires dentelés
Pour te dire mon désir et même te l’épeler
De manière subtile, sublime ou argotique

Laisses moi donc être ton Négus d'Ethiopie
Pour t'offrir les merveilles de secrètes cités célestes
Te dévoiler les fins mystères que garde l'Est
Tel l'Amour infini et bien encore pis !

(Refrain )
La beauté s'est perdue dans le miroir de nos yeux
La folie n'est pas loin de l'envie...
Faut il en vouloir à la vie,
de défendre (à) la passion d'étreindre et d'enflammer
les cieux ?
La Belle et le Black...

Et j'oublierai le regard des médisants bout-en-train
Leur offrant simplement la joie d'être leur Laquais
Attends moi, s'il te plaît, apprêtée sur le quai
Que nous puissions prendre ensemble un divin train

Mais si tu veux une autre fin à cette histoire
Digne des plus beaux mythes, et des plus beaux contes
Où l'Amour se moque allègrement de la honte
Où les coups de théâtre ne peuvent se prévoir

Alors j'irai t'habiller d'aurores boréales
Usant pour cela des forces mystérieuses de l'Afrique
Si tu veux bien d'un jeune homme qui n'a que peu de fric
la réalité se fera pour nous idéale

Et les Anges joueront pour nous de leurs célestes lyres
Une musique raffinée tels les paysages de Malaisie
Car- vois tu, les vers et la douce poésie
Donnent droit aux plus magnifiques et divins des délires !

Je t'attendrais vêtu d'un smoking noir
Portant une rose... sur le côté
Impatient de contempler ta beauté
Et de savourer le mariage entre l'ébène et l'ivoire !

credits

from Odes [RéEdition], released March 23, 2013
musical production and creation by Han Sino.
Lyrics by Han Sino.

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about

Han Sino Créteil, France

Han Sino is a musical creation and spoken word artist. His very personal musical style reflects his musical tastes, which are very opened and varied.
His texts are rather poetic and often ambiguous and metaphoric. He tends to direct his musical style to a dreamlike and colorful trip hop and nu jazz
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